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Né à Angers, Renaud trouve dès l’enfance dans le dessin le moyen privilégié de donner vie à son imaginaire. S’y épanouit son attrait pour une liberté d’expression qui constitue depuis lors la matrice de sa pratique.

Ses diverses formations artistiques (école d’arts appliqués à Nantes, beaux arts à Angers) lui permettent d’ouvrir ses horizons à d’autres techniques et supports de création et d’élargir ses compétences en peinture, sculpture sur bois et modelage. Il continue depuis d’alimenter sa curiosité en expérimentant de nouvelles formes d’expression artistique.

Sa volonté d’approfondir et de diversifier ses techniques se retrouve dans ses œuvres. Il conçoit chaque nouvelle création comme un moyen d’évolution, du fond en même temps que de la forme. Mais, toujours, en laissant s’exprimer librement ses idées, ses intuitions, dont il essaie de se faire l’interprète le plus fidèle. Elles guident le choix du support. L’artiste se fait l’outil de leur création en tentant d’en capter le rythme, l’énergie, comme l’écriture d’une partition musicale, afin de créer une mélodie qui s’anime et prend vie à travers la matière picturale ou en volume dans ses œuvres.

La musique joue un rôle essentiel dans sa création. La palette d’émotions et de sentiments qu’elle suscite chez l’artiste féconde son inspiration. Si quelques œuvres s’en font expressément l’écho, elle résonne profondément en toutes.

  Renaud Bourdon

Les œuvres de Renaud sont placées sous le signe de la diversité.

Mais l’unicité de chaque œuvre se conjugue avec une certaine unité dans l’œuvre.

Unité dans le souffle qui s’en dégage. Renaud adore le mouvement qui déplace les lignes. Point de répit, ni de repos dans ses réalisations. Toutes se jouent des contraintes de la géométrie, déjouent les principes de la symétrie.

L’univers de l’artiste est onirique.

Mais il ne s’agit pas de s’abandonner à la contemplation des scènes et des figures qui peuplent, hantent l’imaginaire. L’introspection est recherche de sens, de signification de cette autre réalité, de ce mystère, ce secret dont on ressent confusément la présence au plus profond de soi. Elle est auscultation inquiète – et les nombreux yeux qui parsèment sculptures et peintures en sont l’illustration – de ces tréfonds de l’âme où ne perce qu’avec peine une lumière blafarde. Une lumière qui n’éclaire que faiblement les méandres et dangers qui pavent le cheminement de qui s’y aventure.

Les œuvres peuvent dès lors paraître sombres, parfois tortueuses, sinon torturées. La mélancolie rode. Mais elle ne trône pas. Chaque labyrinthe possède sa clef, chaque impasse son issue. Dans les profondeurs peut gésir une lueur.

L’œuvre se dessine alors en clair-obscur. Son unité se construit dans cette équivocité. Quid par exemple de cette Femme, omniprésente, ici dominatrice, là prédatrice, ailleurs rédemptrice, voire matrice ?

L’œuvre reste ouverte. Multiples en sont les lectures. C’est qu’il n’y a pas d’autre « passeur » que soi-même pour atteindre ces terres d’où scintille une vérité, qui n’est pas la vérité. Renaud transcrit sa quête. Tout au plus, sinon nous invite-t-il à entamer la nôtre, du moins la nourrit-il.

F. Aumond.